PRECEL : les champs fourragers, un levier de résilience pastorale et de cohésion sociale au sein des communautés rurales
Dans le cadre de la mise en œuvre de ses actions en faveur du développement de l’élevage, le Projet de Résilience et de Compétitivité de l’Élevage (PRECEL) a appuyé, au cours de l’année 2025, la direction générale des production animale (DGPA) pour la mise en place de champs fourragers dans plusieurs zones d’intervention. Cette initiative vise à améliorer durablement l’alimentation du bétail, tout en renforçant la résilience des ménages face aux effets du changement climatique et à la raréfaction des ressources pastorales.
La mise en place de ces champs fourragers s’est inscrite dans une approche participative et inclusive, mobilisant fortement les communautés bénéficiaires. Hommes, femmes, jeunes et chefs de famille ont travaillé de concert, depuis le choix des sites jusqu’aux travaux d’installation et d’entretien des parcelles. Cette dynamique collective a favorisé un esprit de solidarité et de coopération, renforçant ainsi la cohésion sociale au sein des villages concernés. « Avant, chacun cherchait de son côté comment nourrir ses animaux. Avec les champs fourragers, nous travaillons ensemble et nous partageons les mêmes objectifs. Cela a renforcé l’entente entre les familles du village », témoigne monsieur SAMBARE bénéficiaire de l’appui.
Une attention particulière a été accordée à la participation des femmes, actrices clés des systèmes de production agro-pastoraux. Très engagées dans les activités de préparation des sols, de semis et de suivi des cultures fourragères, elles ont pu renforcer leurs connaissances techniques et leur rôle dans la gestion des ressources productives. Pour BANCE Afissatou membre du groupement bénéficiaire. « Grâce aux champs fourragers, nous, les femmes, participons pleinement aux décisions et aux travaux. Nous avons appris de nouvelles techniques et cela nous aide à mieux soutenir nos familles, surtout pendant la saison sèche »,
Pour de nombreuses familles, ces champs fourragers représentent également une opportunité de sécuriser l’alimentation du cheptel en période de soudure, réduisant ainsi les tensions liées à l’accès aux pâturages. « Depuis la mise en place du champ fourrager, les animaux restent près du village. Cela réduit les tensions et permet aux éleveurs de mieux surveiller leur bétail », souligne Jean Pierre NARE.
Au-delà de leur dimension technique, les champs fourragers ont constitué de véritables espaces de rencontre et d’échanges intercommunautaires. Les travaux collectifs ont favorisé le dialogue, la transmission de savoirs locaux et l’entraide entre ménages, contribuant à apaiser les relations sociales et à renforcer le vivre-ensemble dans des contextes parfois marqués par la vulnérabilité et l’insécurité.
La mise en place de ces champs fourragers a été un véritable cadre de promotion des solutions intégrées qui combinent amélioration de la productivité de l’élevage, inclusion sociale et renforcement du tissu communautaire. La mise en place des champs fourragers illustre ainsi la volonté du projet de placer les populations au cœur de ses interventions, en valorisant les dynamiques locales comme socle de la durabilité et de l’impact de ses actions.
Pour les bénéficiaires, cette initiative constitue un acquis majeur. Elle leur permet non seulement de mieux faire face aux contraintes alimentaires du bétail, mais aussi de consolider les liens sociaux et familiaux autour d’une activité porteuse d’espoir et de résilience pour l’avenir des communautés rurales.
SCOM/PRECEL