Hamado Ouédraogo : de l’exil forcé à la renaissance d’un éleveur résilient dans le Yaadga/success story
Dans la région du Yaadga, au nord du Burkina Faso, la vie de nombreux éleveurs a été profondément bouleversée par la crise sécuritaire. Parmi eux figure Hamado Ouédraogo, un homme discret et travailleur dont l’histoire illustre aujourd’hui la résilience des producteurs accompagnés par le Projet de Résilience et de Compétitivité de l’Élevage (PRECEL).
Avant la crise, Hamado vivait paisiblement de l’élevage ovin. Avec quelques têtes de moutons soigneusement entretenues dans son enclos, il parvenait à subvenir aux besoins essentiels de sa famille.
Mais cette stabilité a brutalement été remise en cause avec la dégradation de la situation sécuritaire dans sa localité. Comme plusieurs familles, Hamado a été contraint de fuir précipitamment son village pour mettre les siens à l’abri. Dans cette fuite douloureuse, il a dû abandonner tout ce qu’il possédait, notamment ses animaux, fruit de plusieurs années de sacrifices. De retour dans son village plusieurs mois plus tard, le constat est amer. L’enclos était vide. Ses animaux avaient disparu. Les économies familiales s’étaient envolées avec elles. Hamado se retrouve alors sans ressources, incapable de relancer son activité. Les journées deviennent difficiles. Nourrir la famille, assurer les dépenses de santé ou de scolarité des enfants relevait presque de l’impossible. Pendant longtemps, l’éleveur a vécu dans une grande précarité.
L’espoir renaît lorsque Hamado bénéficie de l’accompagnement du PRECEL. À travers son dispositif d’appui aux producteurs affectés par la crise, le projet lui apporte un soutien déterminant pour relancer ses activités d’élevage.
Grâce à cet accompagnement, Hamado reçoit des ovins pour reconstituer progressivement son cheptel ainsi qu’un appui pour améliorer ses conditions d’élevage. Avec courage et détermination, Hamado reprend son activité. Jour après jour, il reconstruit son exploitation. Les premières reproductions redonnent confiance à toute la famille. Aujourd’hui, Hamado dispose de plusieurs têtes d’ovins et son élevage continue de croître. Son activité génère désormais des revenus réguliers qui permettent à sa famille de vivre plus dignement. Les conditions de vie de sa famille se sont nettement améliorées. Les enfants sont mieux pris en charge, l’alimentation du ménage s’est améliorée et l’espoir est revenu dans le foyer. L’enfer qu’il avait vécu pendant la crise semble désormais loin derrière lui.
À travers des initiatives comme celles du PRECEL, des hommes et des femmes comme Hamado retrouvent progressivement leur dignité, reconstruisent leurs moyens d’existence et participent à redonner vie aux économies locales dans les zones fragilisées.
SCOM/PRECEL